Delphine Cammal

Après des études en histoire de l’art/ archéologie, elle débute sa formation chorégraphique auprès de Raza Hammadi (Ballet Jazz’Art) puis étudie avec Anne-Marie Porras à Montpellier, où elle obtient son Diplôme d’Etat en 2002. Tout en continuant à découvrir le Jazz (Matt Mattox, Géraldine Armstrong, Patrice Valéro…), elle décide de se former à d’autres techniques : Cunningham, Limon, Martha Graham (Martha Graham School of New York). Médaillée de bronze et d’argent en contemporain au Concours International de Biarritz en 2001 et 2003, elle sera interprète dans les compagnies Ose, Emoie, Djilli, En Marche et Premier Temps.

Sa rencontre avec Odile Duboc lors de « La Pierre et les Songes » en 2009 et l’étude des Trois Boléros lui fera prendre un virage dans sa conception de l’écriture chorégraphique.

Depuis sa première recherche en 2008 « Projet Zohar », pièce sur la barbarie nazie ; elle s’associe à d’autres artistes- universitaires comme Jessica Orsinet avec « Origin(elles) » en 2011 et « Farley Mattchett » création 2014, sur la Justice et la peine de mort. Elle travaillera avec la Plasticienne Ulrike Vidalain sur la violence et l’acte de résilience dans la pièce « L’échappée ». En 2015 , c’est à travers la littérature et l’auteur G.G Marquez qu’elle  écrit« El extranjero » allégorie de la démocratie.

Elle crée avec Hubert Petit-Phar la Compagnie la Mangrove en 2007 et signera avec lui 8 pièces en tant que Dramaturge ou chorégraphe.

Le travail transdisciplinaire est primordial : Danse/ Musique vivante, Danse/ Arts plastique, Danse/ Vidéo et en enfin Danse/ Littérature. Ces rencontres sont vécues comme des interactions dans le processus de recherche.

Depuis 4 ans, Delphine Cammal travaille sur la conception In Situ afin d’approfondir une recherche

Sur Œuvre/ Espace public, Corps dans la ville.

Elle intervient dans des ateliers, workshops en France et à l’international (Brésil, Colombie, Canada, Roumanie, Pologne, Italie, Niger, Bénin…).

En parallèle de son parcours d’artiste, Delphine Cammal développe une réflexion sur la production

culturelle et la transformation de la société. Elle obtient un Master 2 à Paris Dauphine en Management des organisations culturelles en 2015.

Observant les fragilités et les forces spécifiques aux artistes ultra-marins, elle crée en 2019 « Rhizome », dispositif d’accompagnement des structures chorégraphiques Guadeloupéenne en production, structuration.